« On ne peut pas aller plus vite que ce que le corps est capable d’intégrer »

Apprendre à jouer d’un instrument illustre parfaitement cette réalité.

Le corps n’y parvient pas du jour au lendemain. Il avance par étapes : une main qui se détend, un poignet qui gagne en mobilité, des doigts qui s’écartent progressivement, une coordination qui s’installe peu à peu entre les deux mains.

Vivre avec une douleur chronique demande la même patience.

Il s’agit d’apprivoiser son corps, de respecter ce qu’il est capable de faire aujourd’hui, sans le brusquer.

Chaque progrès, aussi discret soit-il, fait partie d’une évolution bien réelle. Une évolution lente, parfois invisible, mais qui se construit grâce à l’écoute de soi.

Comme en musique, forcer ne fait qu’ajouter de la tension. À l’inverse, la régularité, la douceur et l’attention permettent, petit à petit, de retrouver un peu plus d’harmonie.

Ce chemin nous apprend aussi à accueillir les jours avec et les jours sans, en gardant à l’esprit que chaque étape compte, même lorsqu’elle semble imperceptible.

« On ne peut pas aller plus vite que ce que le corps est capable d’intégrer. »

C’est un message qu’il faudra parfois rappeler aux professionnels de santé, mais aussi à votre entourage, qui ne mesurent pas toujours ce que cela implique.