Comportement autoritaire, comment réagir?

Avez-vous déjà fait face au comportement autoritaire d’un ami, d’un collègue ou d’un membre de votre famille ? Très probablement.

Peut-être observez-vous aussi, parfois, ce type de comportement chez vous ?

Mais que se cache-t-il derrière cela ?
La plupart du temps, les comportements autoritaires apparaissent lorsque ce qui se passe nous confronte à nous-mêmes : à une émotion inconfortable, à une fragilité intérieure, souvent inconsciente.

Pour y faire face, c’est alors la force qui prend le relais.
Une force verbale, mais aussi physique, car le corps réagit lui aussi : dents serrées, digestion difficile, tensions musculaires, agitation intérieure…

Lorsqu’un comportement autoritaire devient inapproprié – c’est-à-dire qu’il ne protège plus, n’éduque plus, n’aide plus réellement – cela peut être le signe qu’une partie de nous « sort les armes » par peur.
La peur de souffrir à nouveau émotionnellement.
La peur d’être vulnérable.

Dans l’approche des 5 blessures de Lise Bourbeau, ces réactions peuvent être reliées à des blessures profondes encore sensibles en nous :

    • La blessure de rejet,

    • D’abandon,

    • D’humiliation,

    • De trahison,

    • Ou d’injustice.

Lorsqu’une situation vient réactiver l’une de ces blessures, un mécanisme de défense peut apparaître presque automatiquement.
Chez certaines personnes, cela prendra la forme du contrôle, de la rigidité ou de l’autorité. Comme une manière inconsciente de reprendre du pouvoir sur une douleur intérieure.

L’autorité devient alors une armure.

Est-ce le bon choix ? Pas vraiment.
Le faisons-nous exprès ? Pas nécessairement.
Existe-t-il d’autres voies possibles ? Oui.

Voici quelques pistes :

1. Respirer. Toujours.
La respiration est le souffle de votre corps. Elle vous maintient en vie.
Elle remet du mouvement là où l’émotion – lorsqu’elle est trop intense ou non digérée – vient modifier ce mouvement intérieur.

2. Apprendre à reconnaître ce comportement, chez soi comme chez les autres.
Pouvoir identifier ce mécanisme permet d’y réagir avec davantage de recul et d’agir autrement à l’avenir.
Que ce comportement vienne de vous ou d’une autre personne importe finalement peu : la compréhension et la sagesse vont de pair.  

3. Chercher à comprendre ce qui a déclenché cette réaction.
Qu’est-ce qui m’a fait réagir avec autorité ?
Pourquoi me suis-je senti(e) vulnérable, fragile ou touché(e) ?
Et si c’est l’autre qui réagit ainsi : qu’est-ce qui a pu être activé chez lui ou chez elle ?

Comprendre ce qui se joue permet souvent de diminuer la charge émotionnelle.

4. Identifier ce qui, dans votre histoire, sous-tend ce comportement.
Existe-t-il un moment du passé où vous avez été blessé(e) émotionnellement ? 
Peut-être qu’une partie de vous cherche simplement à être reconnue, entendue ou mise en lumière.

5. Ne pas nier ce vécu, mais tenter de l’accueillir.
Accueillir ne signifie pas cautionner.
Cela signifie reconnaître ce qui existe en soi, ce qui a été vécu et qui a besoin d’être apaisé. 

Le comportement autoritaire est souvent la manifestation d’une peur, d’une souffrance ou d’une vulnérabilité non reconnue.

Apprendre à reconnaître ces comportements, chez soi comme chez l’autre, permet d’adopter des réactions plus libres émotionnellement, plus conscientes et plus apaisées.

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